Pause gourmande

Sarah Asgaraly : Le langage de l’amour

Bénédictine d’origine, Sarah Asgaraly vient de prendre son poste de cheffe pâtissière au « Diana Dea Lodge » au terme d’un fabuleux périple dans les plus beaux palaces de l’Hexagone. Textes et photos : Ben FERRAND « Ma mère ne se livrait pas beaucoup. Je ne crois pas l’avoir entendu dire une seule fois je t’aime », se souvient Sarah Asgaraly. « Mais dès qu’elle quittait son magasin, elle regagnait sa cuisine pour nous préparer nos plats préférés. C’était sa manière de prendre soin de nous, de nous montrer ses sentiments. Ce langage de l’amour, je l’ai fait mien, dans mon métier ».Sarah sait depuis toute petite qu’elle sera pâtissière. Aussi, en fin de collège, demande-t-elle à son père la permission de suivre des études en lycée professionnel. « Il m’a répondu : fais ce que tu veux tant que cela te rend heureuse ». L’adolescente intègre donc le lycée hôtelier de Saint-Paul où elle obtient son CAP, son Bac Pro et poursuit avec une mention complémentaire en dessert à l’assiette. Désireuse de parfaire sa formation, elle s’envole pour l’Hexagone. À Clermont-Ferrand, elle passe une année à peaufiner son art en glacerie, chocolaterie, pâtisserie et décrochera un nouveau diplôme.De retour sur son île, elle est appelée au « Dina Morgabine » de...

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