Aujourd’hui, à La Réunion, nous commémorons l’abolition de l’esclavage (1848).
En 1794, tandis que la France proclame une première abolition de l’esclavage, La Réunion demeure en dehors de cette décision. L’île restera esclavagiste pendant plus d’un demi-siècle encore. Il faudra attendre le 27 avril 1848 pour que l’esclavage soit définitivement aboli dans les colonies, puis le 20 décembre 1848 pour que cette abolition soit officiellement proclamée à La Réunion.
Depuis, le 20 désanm est un temps de mémoire pour honorer nos ancêtres. Il rappelle une liberté conquise, le poids d’une histoire violente, et des résistances qui n’ont jamais cessé d’exister sur l’île.
Souffle maloya
Pendant près de deux siècles, l’esclavage a structuré la société et l’économie de La Réunion. Ce système inhumain ne disparaît pas brutalement en 1848 : il se prolonge sous d’autres formes, notamment celle de l’engagisme. La société réunionnaise contemporaine est l’héritière de cette histoire. Le 20 désanm est un jour férié à La Réunion depuis 1983. Il incarne une mémoire vivante, portée notamment par le maloya, musique née de cette histoire et de ses résistances.
Reconnaître ce passé est une exigence. Le transmettre est une responsabilité.
Dans notre magazine de décembre, retrouvez l’intégralité de notre dossier dédié au patrimoine, à la culture, à la transmission, au film d’Abd Al Malik consacré à l’esclave Furcy, qui a mené un combat judiciaire de 27 ans pour recouvrer sa liberté : https://territoires.media/2025/12/10/magazine-decembre-2025/






