Déficit de pluie, rivières en souffrance, réseaux parfois vétustes, stockage insuffisant sur certains territoires. À La Réunion, des tensions sur l’eau se multiplient. Fayçal Badat, directeur général de l’Office de l’eau Réunion, revient sur les déséquilibres qui fragilisent certaines communes et sur les choix nécessaires pour préserver l’eau de demain sans attendre la prochaine crise. Entretien : Florence LABACHE · Photo : Pierre MARCHAL Améliorer les rendements des réseaux et réduire les pertes Quel est précisément le rôle de l’Office de l’eau ? L’Office de l’eau travaille sur l’ensemble des sujets liés à la ressource en eau et aux milieux aquatiques. Cela concerne leur préservation, bien sûr, mais aussi les différents usages de l’eau et la manière de les concilier dans un contexte de dérèglement climatique. Notre rôle est aussi de préparer l’avenir, par la sensibilisation, l’expertise, le partage des connaissances, l’observation et la mise à disposition de données sur l’état de la ressource. Nous intervenons également dans le financement des investissements. C’est le cas, par exemple, du forage de Takamaka. La Réunion reçoit beaucoup d’eau, mais les tensions sur la ressource se multiplient. Comment expliquer ce paradoxe et quel est aujourd’hui l’état réel de la ressource en eau sur l’île ?...






