Comme dans un bon cari, Patrice Hoareau a pris le temps de mijoter ses souvenirs. Jusqu’à ce qu’il éprouve le besoin de reparler de son enfance bénie, en rallumant le feu de bois. Pour produire cette cuisine traditionnelle, au bord de l’émotion. Ses parents étant très pris par leurs occupations, le petit Patrice était très souvent dans les jupes de sa « Mémé Alphonsine » qui préparait les repas familiaux dans sa cuisine au bois.« J’en garde des souvenirs très présents. D’odeurs, de parfums et de liberté. D’une enfance heureuse, dans ma bulle. J’avais beaucoup d’admiration pour cette dame qui ne se plaignait jamais ».Dès 4 ans, le marmaille se rendait au Bassin Pirogue pour barrer les capucins, pêcher le crabe, le zourit et nageait déjà comme un poisson.« J’ai grandi dans cette culture qui impliquait, contrairement aux idées reçues, un respect de la ressource et de l’environnement. J’ai été élevé comme ça, Dieu merci. Dans mon travail de restaurateur, c’est un credo auquel je reste attaché : le respect du produit ».Ses premiers pas en cuisine ont été accomplis avec sa mémé bien sûr, qu’il observait beaucoup. Plus tard, il fut bridé par une maman un peu trop protectrice qui répugnait à le voir se servir...
La cuisine de Patrice Hoareau
La cuisine de Patrice Hoareau
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