Dossier

Saint-Philippe : le forage de Takamaka

Attendu depuis plusieurs années, le forage de Takamaka est désormais en service à Saint-Philippe. Une nouvelle ressource souterraine qui doit réduire la vulnérabilité d’une commune pourtant située dans l’une des régions les plus arrosées de l’île. Derrière l’équipement, c’est toute la question de l’adaptation du territoire aux sécheresses plus longues, de la diversification des ressources et de la solidité des réseaux qui se pose. Textes : Florence LABACHE • Photos : Pierre MARCHAL À Saint-Philippe, la mise en service du forage de Takamaka intervient dans un contexte particulièrement tendu. Habituellement très arrosée, la commune subit depuis plusieurs mois un déficit pluviométrique prolongé qui fragilise son alimentation en eau. Restrictions et coupures nocturnes ont rendu très concrète une vulnérabilité longtemps moins perceptible dans le Sud sauvage. Lorsque les pluies se font attendre, les ressources diminuent et les fragilités du système d’alimentation deviennent plus difficiles à compenser. Le problème ne date pourtant pas de la sécheresse actuelle. Dès 2013, la Casud avait engagé un programme de recherche de nouvelles ressources pour Saint-Philippe. En 2018, le schéma directeur d’alimentation en eau potable est venu confirmer la nécessité d’agir. Le diagnostic mettait en évidence plusieurs points de faiblesse. Le forage des Hauts de Basse...

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