Derrière ce titre volontairement provocateur, il ne s’agit pas d’annoncer un scénario apocalyptique, mais d’inviter à réfléchir à nos fragilités. Sur quoi repose réellement notre fonctionnement ? Quelle place pour les importations, quelle marge pour les exportations ? Et surtout, quelle ambition pour la production locale ? En ce mois de septembre, dédié à « Nou lé local », nous avons choisi de mettre en lumière cette question essentielle : comment avancer, définir nos priorités et bâtir, ensemble, un véritable plan d’avenir. Anticiper plutôt que subir. L’hypothèse est extrême, certes, mais elle agit comme un révélateur : que deviendrait La Réunion si elle se coupait du monde ? Les témoignages recueillis disent tout à la fois la dépendance — alimentaire, logistique, économique — et la résilience d’un territoire habitué aux cyclones et aux ruptures d’approvisionnement. Les chiffres confirment l’urgence : un commerce extérieur massivement déficitaire, un coût de la vie toujours élevé, et une production locale encore trop restreinte pour répondre aux besoins. Retrouvez dans notre numéro de septembre l’analyse de nos experts (Adir, Université de La Réunion, EDF Réunion, Medef Réunion, Ademe…)....






