Pour favoriser le lien social et apporter une bouffée d’oxygène aux résidents de l’Ehpad Gabriel Martin de Saint-Paul, le Chor et l’EPSMR ont organisé des ateliers culturels au sein de l’association Kazkabar.
Le centre hospitalier Ouest Réunion (Chor) et de l’Etablissement public de santé mentale de La Réunion (EPSMR) ont inscrit un volet culturel dans leur projet destiné à leurs patients et résidents. « La sphère culturelle accompagne les patients dans leur séjour, contribue à les distraire et à les apaiser, en leur offrant des modes d’expression individuelle et collective ainsi que des activités de bien-être. Cela se fait le plus souvent par le biais d’ateliers culturels comme la danse, le chant ou même l’écriture et les arts visuels », expliquent les deux établissements de soins.
Des ateliers autour du patrimoine
Dans ce cadre, plus de 10 ateliers ont été mis en place à Kazkabar (lieu associatif et culturel bien connu à Saint-Paul) pour les résidents de l’Ehpad Gabriel Martin. « Les résidents ont pu bénéficier de divers ateliers (crochet, tressage, création de pièces artisanales) qui les renouent au patrimoine culturel réunionnais, remémorant leurs souvenirs lontan, des ateliers culturels avec la manipulation et la création d’instruments traditionnels, des promenades dans le jardin avec les fruits lontan, des temps conviviaux en musique avec Zanmari Baré, Danyel Waro et d’autres artistes », soulignent le Chor et l’EPSMR.
Issata Boubou, animatrice à l’Ehpad Gabriel Martin, témoigne : « mwin té in pé septik o dépar, nou la nu vizité et vwar kosa nou té pe mèt en plas pou nout bann gramoune. Promié jour kan la akey anou, navé soso maïs é tout gramoune la di « wi nou yinm soso maïs », é nou la gagne osi tizane, kafé fédbwa » […] Des résidents ajoutent : « Nou la vizit jardin navé bann frui lontan, terla i ramèn anou dann souvnir lontan. Terla i akey anou ek le kèr, sé la famy. »
Des patients relèvent également l’impact positif de ces événements culturels sur leur quotidien : « Isi mwin la préféré péyzaj », « mi lété tou sèl dan mon shamb, mi lé kontan nir isi », « mi té malad, mé mwin la rès dobout pou nir terla », « pou mwin lété in dékouvèrt » […]













