À La Réunion, l’association EPA (Écoute-moi, Protège-moi, Aide-moi) se bat au quotidien contre les violences faites aux enfants. Sensibilisation, prévention, accompagnement des familles, formation des professionnels : sa présidente, Jessy Yong Peng, revient sur les missions de l’association et les urgences à traiter pour mieux protéger les plus jeunes. Quelles sont les missions de l’association EPA ? L’idée a émergé en 2018, puis l’association a vu le jour officiellement en janvier 2019. Au départ, on a réfléchi à un circuit court de la protection de l’enfance à La Réunion, avec l’aide de professionnels. C’était juste après l’affaire de l’infanticide de la petite Elianna. On avait constaté des dysfonctionnements : des infos qui circulaient mal, des lenteurs… Je m’étais alors demandé ce qui existait ici comme association qui met vraiment l’accent sur l’enfant, sur cette petite tête qui dépasse dans les violences intrafamiliales. Qui regarde l’enfant ? Qu’est-ce qu’il ressent ? Est-ce qu’on l’écoute ? Est-ce qu’on le protège ? EPA, c’est le focus sur l’enfant, menacé par toutes formes de violences, et en particulier les violences familiales. Êtes-vous accompagnée dans ce projet ? Dès le début, on a un bureau composé de plusieurs personnes comme toute association. Et surtout, je suis entourée de professionnels. Il y a des avocats,...






